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9 sept. 2011

LE LAPIN POIVRÉ.

Ce n'est pas le nom d'un nouveau restaurant branché sur la rue Mont-Royal. Mais plutôt la traduction de Pepper Rabbit, un duo de Los Angeles que j'ai découvert hier via Alexandre Courteau; animateur de Bande à part


C'est le morceau Dance Card tiré de leur plus récente galette Red Velvet Snow Ball qui a attiré mon attention. Il s'agit de leur premier album complet, disponible depuis le 9 août dernier; sur l'étiquette Kanine Records.


Un projet fort sympathique qui plaira aux adeptes d'indie-pop-folk-electro. Le disque n'a rien de révolutionnaire, mais son écoute n'en demeure pas moins agréable. Chacun des morceaux rayonne, mais ils brillent davantage lorsqu'ils se succèdent. Un disque à ingérer en entier, en moins de 40 minutes.

Leurs ballades célestes (Dance Card, Allisson, The Ballad of Alessandro Moreschi, In Search of Simon Birch) et leurs orchestrations rutilantes (The Annexation of Puerto Rico, Rose Mary Stretch, Murder Room) m'ont tout de suite conquise.

Vous pouvez télécharger deux extraits de l'album, gratuitement, ici. Le groupe vous donne également leur plus récent EP Rose Mary Stretch; en échange de votre adresse courriel, ici (au bas de ladite page).

2 sept. 2011

CANON BLUE : DÉTONATION SYMPHONIQUE.

L'artiste américain Daniel James, l'homme caché derrière le projet Canon Blue, lançait son deuxième album Rumspringa; le 16 août dernier.


C'est l'étiquette Rumraket, du groupe danois Efterklang, qui hébergeait jusqu'ici les parutions de Canon Blue; le EP Halcyon, le maxi Odds & Ends et l'album Colonies. Quant à ce plus récent album, il est toujours sur Rumraket, mais également sur l'étiquette brooklynoise Temporary Residence Limited.

J'ignorais l'existence de ce délicieux projet jusqu'à ce que des bribes de Rumspringa se heurtent à mes tympans. Les sonorités ont quelques chose de scandinave; Efterklang et Sigur Rós s'imposent. Les mélodies et arrangements rappellent Grizzly Bear, Owen Pallett, Sufjan Stevens et autres artistes indie aux orchestrations se rapprochant parfois de la musique classique.

Pas étonnant puisque la quatuor Amiina, connu pour son travail avec Sigur Rós, a fourni les cordes sur l'album tandis que Mads Brauer et Casper Clausen d'Efterklang ont contribué à sa réalisation. Chris Taylor (Grizzly Bear, Department of Eagles) avait quant à lui collaboré auprès de Canon Blue pour son premier album.

L'album a une esthétique sonore particulière; mélange adroit de musique classique, d'électronique, de folk et de percussions détonantes. Un équilibre délicat entre des morceaux plus doux (Lulls, Andalusia), entraînants (Autarck, Indian Summer, Honeysuckle) et intenses (Chicago, A Native, Fading Colors).

Une suggestion musicale inhérente à ce billet, qui du coup se retrouve ici.

Le 14 octobre, l'artiste entamera une série de 25 concerts en Amérique du Nord. Malheureusement, il n'y a toujours pas d'arrêt prévu à Montréal. 

En terminant, six clips joliment réalisés pour annoncer l'opus :

Velveteenager (Minneapolis B) :
Heavy Heart (Minneapolis A) :
Honeysuckle (Milwaukee) :
Lulls (Memphis) :
Autark (Nashville) :
Chicago (Chicago) :

from Austin Gros on Vimeo.