Affichage des articles dont le libellé est festival pop montreal. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est festival pop montreal. Afficher tous les articles

29 nov. 2011

LA SOEUR DE MOZART.

Mozart's Sister, c'est peut-être un film, mais c'est aussi le nom du projet musical de la Montréalaise Caila Thompson-Hannant.


Caila Thompson-Hannant s'est fait connaître au sein des groupes canadiens Think About Life et Shapes and Sizes. En mars dernier, elle a fait paraître un premier EP intitulé Dear Fear.


Synthétiseurs, percussions programmées et sa jolie voix composent chacune des chansons. C'est léger et sympathique.


Le morceau Don't Leave It To Me est efficace en son genre. J'aime bien ses allures 80's, à la limite cheezy... Single Status et Contentedness sont moins convenus et méritent donc quelques écoutes afin d'être bien cernés.

Une jolie découverte... que vous pouvez télécharger gratuitement ici.

P-S. Elle a déjà donné quelques concerts. Un dans le cadre de la dernière édition de Pop Montréal, un au dernier Suoni Per Popolo, et un autre au dernier Art Matters Festival.

7 oct. 2009

PAYS NORDIQUES @ POP MONTRÉAL: THE DØ.

Un dernier pop et on passe à autre chose, promis.

À notre arrivée au Théâtre Plaza samedi dernier, Random Recipe se dandinait sur scène. La foule y allait de pair. On s'installe à droite en bas, mais une odeur nauséabonde (de transpiration), provenant d'un protagoniste environnant, nous oblige à quitter le périmètre adopté.

Ouff. Une fois au centre on en conclut que le déplacement était loin d'être un luxe.

Random Recipe c'est vivant, c'est joyeux, ça a un je-ne-sais-quoi bien à eux... mais malgré tout ça ne m'accroche pas, simple question de goûts. Chose certaine Fab-la-beat-box-machine déplace de l'air et dégage beaucoup de charisme (et là je ne fais pas allusion à sa tenue qui nous laissait voir son soutien-gorge). Ils ont chanté encore 3-4 pièces avant que la Ledoux se joigne à notre groupe de deux.


The Dø, le charmant duo franco-finlandais pour qui nous étions là, est apparu sur scène peu après. En entrée, un Playground hustle correct; modifié faute d'enfants présents pour chanter en choeur We are not afraid of you adults, We'll go talk to the king of this kingdom, If you won't let us play with dolls. Suivi de la pièce At Last (où la guitare nous rappelle celle de Sheryl Crow du temps de son album éponyme), toujours rien à signaler d'émoustillant jusqu'à présent. Puis The Bridge is Broken, Tammie (moins rythmée que la version originale, mais tout de même une variante intéressante), Unissasi Laulelet (sans tam-tams on perd de moitié l'intérêt), On My Shoulders (accompagnée d'une track préenregistrée de violon, ça n'a pas le même effet), Aha (bien servie avec les moyens du bord), Travel Light (interprétée en solo par Olivia à la guitare, très jolie) et j'en passe. Une chose est sûre c'est qu'Olivia a une voix et un charisme irréprochables sur scène, Dan quant à lui est un véritable passionné qui réussit à nous transmettre son amour de la musique.


Alors que le spectacle tirait à sa fin, on s'est faufilé jusqu'au vestiaire en se disant qu'on manquerait rien d'hallucinant. C'est là qu'ils ont entamé Stay (just a little bit more)... mais ça ne nous a pas fait changer d'idée...

De façon générale la prestation manquait d'éclat. L'exotisme du compact brillait par son absence. Ce qui m'a fait craquer à l'écoute de leur album A Mouthful, c'est la diversité des pièces, les tam-tams, le ukulélé, le xylophone, le lapsteel, le violon, les handclaps, l'harmonica, etc. Tous ces ajouts, ces petits détails qui leur donnent une touche bien particulière. Et là samedi, rien de tout ça. Je suis bien consciente des restrictions variées auxquelles un groupe doit faire face en tournée, en commençant par le nombre de musiciens limité. Mais cela ne change rien à mes impressions sur leur performance.

Et je vous assure que les lasers verts n'y sont pour rien.

5 oct. 2009

PAYS NORDIQUES @ POP MONTRÉAL: FEVER RAY.


C'est à la lueur de lasers verts que Fever Ray a livré l'intégral de son album éponyme. Pour l'occasion, j'ai pris soin de noter la playlist ainsi que mes impressions sur des napkins gentiment fournies par Madame M qui était alors située à ma droite. Le crayon quant à lui fut gracieusement offert par la Ledoux; alors située à ma gauche. Tout cela en direct du balcon... Tout cela en pensant aux insatiables d'informations; ou plutôt en pensant à ceux qui auraient eu le malheur de rater le show; show comme il ne s'en fait plus, je tiens à le préciser... Je sais, je suis une être aimable :

1er octobre 2009/ october 1st Fever Ray @ Metropolis, Montreal. (Je suis wise aussi; je m'arrange pour que mon blogue soit affiché à partir de mots-clés recherchés...)

1. IF I HAD A HEART
2. TRIANGLE WALKS
3. CONCRETE WALLS
4. SEVEN
5. I'M NOT DONE
6. NOW'S THE ONLY TIME I KNOW
7. KEEP THE STREETS EMPTY FOR ME
8. DRY AND DUSTY
9. STRANGERS THAN KINDNESS (nouveauté)
10. WHEN I GROW UP
11. HERE BEFORE (nouveauté)
12. COCONUT

Et c'est parti...

Photo et résolution; gracieuseté de mon cellulaire...

1. IF I HAD A HEART: On y découvre une mise en scène singulière. Une tribu alignée devant ces lampes aux abat-jours orangés; rayonnant en choeur. Deux lasers se déploient jusqu'à couvrir complètement le plafond de la salle. If I Had A Heart file en catimini alors que nos yeux absorbent ce qui nous est offert.

2. TRIANGLE WALKS : Nos oreilles punchent et se remettent à l'ouvrage. La voix distorsionnée de Dreijer laisse place à l'originale; une voix unique, grave et aiguë à la fois.

3. CONCRETE WALLS: La pièce s'essouffle et se réanime en cours de route. Les lampes scintillent maintenant en circuits indépendants.

4. SEVEN : L'effervescence touche son paroxysme. On ressent ce dont il est question, ce à quoi nous aurons droit; la tangente semble claire. On se dandine légèrement; à la merci de percussions véritables (j'ai toujours cru que les percussions étaient en partie synthétiques sur le disque). Des cillements extra-terrestres détonnent alors qu'elle délaisse sa toge aborigène, sans pour autant nous dévoiler son visage...

Photo et résolution; gracieuseté de mon cellulaire...

5. I'M NOT DONE : Karin joue dans la lumière bleutée qui occupe le centre de la scène, toujours avec convenance et contenance.

Photo et résolution; gracieuseté de mon cellulaire...

6. NOW'S THE ONLY TIME I KNOW : Une toile de lasers se tisse. Xylophone, percussions et synthétiseurs s'unissent dans une fragilité et une force combinées.

7. KEEP THE STREETS EMPTY FOR ME : Lasers se dédoublant au rythme des percussions. Les lumières se manifestent à la prononciation des "Whispering..." vaporeux.

8. DRY AND DUSTY : Enveloppée d'une lueur rouge; Karin tape dans ses mains discrètement. Dry & Dusty est légèrement revisitée, les percussions sont plus puissantes. D&D est une pièce qui évolue, qui culmine sur ces lignes "the world as i've been told it would turn i get money, and i long for every moment"; c'est à ce moment précis que mon premier (et unique) reproche fit son apparition (vous pouvez insérer une sonorité dramatique ici) . J'aurais voulu un jam, une fuite. Sentir que cette tribu a la capacité et la vivacité de vibrer dans l'excès et le trop plein. Mais en vain, le tout s'est contenu, plutôt adroitement alors que Dry & Dusty permettait, à mon avis, cet écart de conduite souhaité, ce qui aurait contribué à nous faire rêver davantage.

9. STRANGER THAN KINDNESS (nouveauté): La pièce aurait pu joyeusement s'insérer sur la trame sonore d'un film d'horreur se déroulant dans l'espace. M me chuchote que cette nouvelle pièce s'apparente davantage au répertoire de The Knife; j'appuie. Les lumières palpitent frénétiquement (on aurait eu un Jean-Marc Parent heureux).

10. WHEN I GROW UP : Son visage s'illumine faiblement; joie. On y découvre difficilement les traits connus de la suédoise. Sa tignasse blonde et ses bras agités traversent des zones vertes/bleues/rouges.

11. HERE BEFORE (nouveauté) : Des cris soudains parsèment cette nouvelle pièce. On se laisse plus aisément aller dans ces résonances inconnues.

Photo et résolution; gracieuseté de mon cellulaire...

12. COCONUT : Fin imminente; Dreijer revêt sa toge des débuts. Elle quitte en douce après un dernier "Lay back this is where we are". Une dernière lueur verte s'étire et emporte le son avec elle dans une noirceur totale.

Photo et résolution; gracieuseté de mon cellulaire...

- - -

Cette prestation remet en perspective l'essence même du spectacle. Dreijer n'a rien dit. Même pas un "Thanks Montreal" en sortant; rien, niet, nada. Et on s'en balance; pas de quoi se plaindre de toute façon. L'expérience audio-visuelle est complète et la mise en scène est captivante. Elle opte pour l'accès à l'expérience plus que pour la relation avec le public. Le lien elle le crée par les vibrations, par la qualité musicale, par l'ambiance absorbante qu'elle met en place; le lien est dans cette globalité. Le rapport musical avant tout.

Dreijer m'épate; 34 ans, mère de deux enfants, maître d'une originalité musicale rare de nos jours. Autant de raisons qui font d'elle une artiste d'exception.

- - -

Vous en voulez plus ?
  • Entrevue qu'elle a accordée à Philippe Renaud, journaliste à La Presse, peu avant son passage à Montréal.
  • La musique de l'opéra-électro Tomorrow, in a Year qu'elle a composée avec son frère Olof (avec qui elle forme le duo électro The Knife) devrait se retrouver sur compact au cours de la prochaine année.
  • Vidéo d'une de ses collaborations avec le duo norvégien Röyksopp : This Must Be It de leur plus récent album Junior.

4 oct. 2009

PAYS NORDIQUES @ POP MONTRÉAL: VUK.


Perchée au balcon du Métropolis, jeudi dernier, j'attendais Vuk (la dite louve finlandaise) avec bon nombre d'attentes. Son 2e album, The Plains (livré en avril dernier sous l'étiquette finlandaise Johanna Kustannus), m'avait procuré des sensations auditives fort agréables.


Elle apparue sur scène et alla s'asseoir derrière son harmonium, non sans difficulté. L'espace restreint qui lui était réservé était entouré d'amplificateurs.

Premier constat; le son était nullement paramétré pour sa performance. Sa voix perçante perçait plus qu'on l'aurait souhaité et son orgue remplissait à moitié la trame de fond de ses lamentations. Arms of Spirits, Gramophone and Periscope et Red-Beard sont les pièces que j'ai réussi à identifier alors qu'elles étaient déployées dans leur plus simple appareil (clavier/voix).

Après trois pièces on avait notre dose. Notre intérêt s'est écoulé à la vitesse de notre première consommation... Verdict : une Vuk en solitaire n'a pas les attraits d'une Vuk en meute... du moins live.

Dommage, puisque sur compact il en est tout autrement: elle s'effrite les cordes vocales avec passion à mi-chemin sur Kiss The Assassin (la pièce débute en douceur a capella et se termine par des hurlements tragiques accompagnés de cuivres un peu à la manière National Anthem de Radiohead). Cette lancée dramatique se poursuit sur All My Worries avec la présence d'une cloche à vache rappelant l'Incendie à Rio de Sasha Distel (...oui oui).

Red-Beard reste la pièce qui, selon moi, est la plus accessible : écoutez ici.



23 sept. 2009

SUBLIME RAYON FIÉVREUX.


Karin Elisabeth Dreijer Andersson est sans doute l'un de mes plus grands fantasmes musicaux (musicaux j'ai dit, et je vous assure que mon jardin secret n'a pas de prix). Okay, j'avoue, sa nationalité suédoise lui sert plutôt bien... ou est-ce elle qui profite à la Suède ? Celle qui était (et qui est toujours; j'ose espérer) la moitié féminine du duo électronique The Knife, s'est récemment lancée, en solo, dans le projet musical Fever Ray. L'album éponyme est paru le 24 mars dernier.


Certains prétendent qu'il n'y aurait eu quasi-aucun-changement, voir aucune transition entre Silent Shout (dernier opus de The Knife; paru en 2006) et ce fiévreux rayonnement... Qu'Olof aurait prit l'bord sans que son absence ne fasse de bruit...

Inutile le petit frère ? Je n'en suis pas convaincue...

Oui, j'en conviens, Fever Ray gravite dans les sonorités léguées par le dit duo; puis le chant particulier de Dreijer reste le même. Toutefois, le rythme et l'utilisation de la voix n'évoquent pas les ambiances saccadées, voir dance, qui nous était parfois soumises par le tandem. Les percussions électroniques prennent d'assaut la charpente du compact, laissant une note primitive à certaines pièces (Concrete Walls, I'm Not Done). La vidéo If I Had A Heart en témoigne, notamment, par la présence d'aborigènes; protagonistes douteux de ce scénario terrifiant.

L'écoute se veut pénétrante; les pièces se succèdent avec fluidité et nous emportent dans un léger coma... enivrant. Les paroles, nébuleuses, sont inquiétantes par moment. L'isolement, la vulnérabilité et les souvenirs s'immiscent dans les textes; traversés par une ironie soutenue.

Un parfum morbide persiste et signe;

"Morning keep the streets empty for me
Uncover our heads and reveal our souls
We were hungry before were born"

- keep the streets empty for me

"I know it, I think I know it from a hymn
They've said so, it doesn't need more explanation
A box to open up with light and sound
Making you cold
Very cold"

- Seven (vidéo ici)

Par le passé, Dreijer a prêté sa voix à de nombreuses collaborations, notamment l'excellente pièce What Else Is There du duo norvégien d'électronique Röyksopp et Slow de la formation belge d'indie-rock dEUS.

Elle sera sur la scène du Métropolis le 1er octobre prochain dans le cadre du Pop Montréal. Ce sera sa première performance en sol québécois (versions tandem et unicycle confondues). Vuk, cette mystérieuse chanteuse américano-finlandaise, en assurera la première partie.

Je reviendrai de cette prestation armée d'impressions et d'expressions à partager. Animée par un fantasme musical qui sera, je l'espère; grandi.

J'ai la foi.

ÉSVA: The Knife, Björk, Vuk, Radiohead.


20 août 2009

GAMIQ 2009.


Hier soir avait lieu le dévoilement des nominations du prochain Gala de l’Alternative Musicale Indépendante du Québec (GAMIQ).

Cette cérémonie, qui se tiendra le 4 octobre prochain au Club Soda de Montréal (dans le cadre du festival Pop Montréal), vise à récompenser les meilleures productions indépendantes de la scène musicale alternative du Québec.

C’est au bar Bénélux que les dix-sept catégories ont divulguées leurs nominé(e)s : Patrick Watson, Beast, Malajube, Mara Tremblay, Marie-Pierre Arthur, Yann Perreau, Karkwa, Cœur de Pirate, Think About Life et La Patère Rose sont tous des pluri-nominés.

Jason Bajada - Photo François Lafite

Déception! Jason Bajada n’a obtenu aucune nomination; lui qui était en liste lors du premier tour de vote, dans la catégorie Album chanson de l’année (pour son excellent album Loveshit). Il aura eu mon vote pour cette catégorie (en vain), en plus de l’avoir ajouter aux catégories Artiste de l’année, Auteur-compositeur de l’année, Révélation de l’année… C’est comme ça, quand j’aime; j’aime.

Pour le deuxième et dernier tour de vote, contrairement au premier tour où le vote du jury comptait pour 100% de la note finale, la participation du public comptera cette fois-ci pour 50%.


Ahhh et je promets de revenir sur le cas de M.Bajada prochainement… !